Tous les Parisiens ont un avis sur les lignes de métro. Certaines sont adorées, d'autres sont détestées. Nous avons analysé les 16 lignes du réseau pour établir le classement définitif — celui que personne n'a demandé mais que tout le monde mérite.
Notre classement prend en compte : la ponctualité (données RATP approximatives), le confort (présence de climatisation), l'ambiance (difficile à quantifier), la desserte (lieux intéressants), et un coefficient mystère basé sur nos préjugés personnels.
Automatique, climatisée, rapide, propre. La ligne 14 est la preuve que la RATP sait faire du bon travail quand elle s'en donne les moyens. Seul défaut : elle donne de faux espoirs sur le reste du réseau. Son extension jusqu'à Orly en 2024 la consacre comme la meilleure ligne du réseau.
La plus fréquentée mais étonnamment agréable grâce à son automatisation depuis 2012. Climatisation, fréquence élevée, desserte des grands monuments. La ligne 1 est ce que les touristes croient que tout le métro parisien est. Ne leur dites pas la vérité.
Les vues aériennes sur Paris (Tour Eiffel, Seine, Trocadéro) compensent presque l'absence de climatisation. En été, c'est un sauna roulant. En hiver, c'est magique. La ligne 6 divise mais ne laisse personne indifférent.
Courte, rapide, jamais vraiment bondée. La ligne 11 est le secret le mieux gardé du métro parisien. Elle traverse des quartiers authentiques et évite soigneusement les zones touristiques. Parfait pour les connaisseurs.
Longue mais relativement fiable. La ligne 7 fait le travail sans éclat. Elle dessert des quartiers variés et offre des correspondances utiles. On ne la déteste pas, on ne l'adore pas. Elle existe.
Partiellement aérienne, la ligne 5 offre quelques vues sympathiques. Elle dessert Bastille, Gare du Nord, et traverse des quartiers populaires. Fréquentation raisonnable, ambiance variable selon les stations.
La ligne 3 traverse Paris d'est en ouest avec une certaine sérénité. Pas trop bondée, pas trop lente, pas trop rien. C'est la ligne des gens qui n'ont pas d'opinion tranchée sur les lignes de métro.
Avec ses 37 stations, la ligne 9 est un voyage en soi. Elle traverse tout Paris d'ouest en est, des quartiers chics aux quartiers populaires. Le problème : elle met une éternité. Le temps y passe différemment.
De Porte Dauphine à Nation, la ligne 2 traverse des univers parallèles. Traders en costume jusqu'à Place de Clichy, puis... autre chose. Une ligne aérienne partiellement, ce qui lui évite d'être complètement détestée.
Longue, souvent bondée à l'ouest, déserte à l'est. La ligne 8 n'est pas désagréable mais elle n'est pas agréable non plus. Elle existe principalement pour permettre des correspondances vers d'autres lignes.
4 stations. C'est tout. La ligne 3bis est tellement courte qu'on se demande pourquoi elle existe. Elle dessert le nord-est parisien pour ceux qui ont vraiment besoin d'y aller. Les autres ne savent même pas qu'elle existe.
8 stations, encore moins connue que la 3bis. La ligne 7bis est la preuve que certaines décisions de planification urbaine des années 1960 étaient discutables. Mais bon, elle existe, alors autant l'utiliser si vous êtes dans le coin.
La ligne 10 est la plus lente du réseau. Son trajet sinueux à l'ouest de Paris semble conçu pour maximiser le temps de parcours. Elle dessert des quartiers sympathiques mais le voyage pour y arriver est une épreuve de patience.
La ligne 4 traverse Paris du nord au sud en passant par tous les endroits bondés : Gare du Nord, Châtelet, Montparnasse. Son automatisation récente l'a améliorée mais n'a pas résolu le problème fondamental : trop de monde, tout le temps.
La ligne 12 traverse des zones... intéressantes. Entre les odeurs mystérieuses, les pannes fréquentes et l'ambiance générale, c'est une expérience complète. Elle a ses défenseurs acharnés, ce qui est suspect en soi.
La ligne 13 cumule tous les défauts : saturation chronique (116% de taux d'occupation), fourche au nord qui désorganise les fréquences, chaleur en été, retards constants. Une étude de l'Institut Paris Région l'a officiellement couronnée "ligne la plus anxiogène". Ce n'est pas un jugement, c'est un fait scientifique. Voir notre guide de survie →
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Découvrir mon profil →Ce classement est-il objectif ?
Non. Évidemment que non. Chaque Parisien a sa propre expérience des lignes de métro, forgée par des années de trajets quotidiens, de retards subis, et de correspondances ratées.
Ce classement reflète une réalité subjective mais partagée : certaines lignes sont objectivement meilleures que d'autres, et la ligne 13 est objectivement la pire. Si vous n'êtes pas d'accord, vous prenez probablement la 14.
Si vous souhaitez contester ce classement, vous pouvez adresser vos réclamations à la RATP. Ils ne les liront pas non plus, mais au moins ce sera leur problème.
Avertissement : Ce classement est humoristique et purement subjectif. Les données citées sont approximatives. Aucune ligne de métro n'a été maltraitée pendant la rédaction de cet article (sauf la 13, mais elle est habituée).